UJIF : Joël Ettien, le « premier de la classe » d’un CA inédit
Jo?l Ettien, journaliste et membre fondateur de l'UJIF, patron du site d'information Business Actuality
Après cinq ans de crise statutaire, l'UJIF se dote d'un Conseil d’administration de dix membres élus, dominé par des figures historiques, pour garantir transparence et prévenir les dérives.
L’Union des journalistes ivoiriens en France (UJIF) tourne une page de son histoire associative. Lors de l’assemblée générale extraordinaire et élective du 16 mai dernier à Paris, les membres ont approuvé de nouveaux statuts, qui instaurent notamment un Conseil d’administration (CA) – une première pour l’association, née en 2007.
Cet organe inédit vient encadrer le bureau exécutif, désormais présidé par Axel Illary, élu le même jour à la tête de l’association. Le CA est présenté comme un garde-fou. Garant de la transparence et de la moralité du fonctionnement, il doit prévenir les risques de dérive autoritaire. Toutes ses décisions seront prises à la majorité simple.
Joël Ettien, « premier de la classe » du CA
L’élection des dix membres du conseil a été marquée par la nette domination de Joël Ettien, journaliste et membre fondateur, patron du site d’information en ligne Business Actuality. Avec 19 voix sur les suffrages exprimés, il est arrivé en tête du classement des nouveaux administrateurs.
Présent à Abidjan ces derniers mois, Joël Ettien a fait le déplacement spécialement à Paris pour participer au scrutin. Son engagement ne s’est pas limité à sa présence, il figure parmi les rares contributeurs au financement de l’organisation de cette assemblée, jugée historique pour la diaspora des journalistes ivoiriens en France.
Un rôle consultatif renforcé pour les membres fondateurs
Les statuts révisés confient également une fonction inédite – mais plus circonscrite – aux membres fondateurs. Ils exercent désormais un rôle consultatif de dernier recours, sans pouvoir de direction ordinaire. Leur saisine n’intervient qu’en cas de difficultés graves. Par exemple, si aucun scrutin n’est organisé dans les trois mois suivant la fin des mandats du bureau ou du CA (crise statutaire liée à l’expiration des mandats). Ou encore lorsque les deux tiers des membres actifs ne sont pas à jour de leur cotisation, paralysant la tenue d’une assemblée générale ou l’élection d’un nouveau bureau.
Dans ces situations, à la demande d’un tiers des membres actifs ou d’office, les fondateurs peuvent – à la majorité des deux tiers – créer immédiatement un comité ad hoc de trois à cinq personnes (membres ou non de l’UJIF). Ce comité a pour unique mission d’organiser, dans un délai maximal de deux mois, une assemblée générale élective destinée à renouveler intégralement les instances. Il se dissout de plein droit après proclamation des résultats.
En dehors de ces cas exceptionnels, les membres fondateurs n’exercent aucun pouvoir de gestion. Leur avis, rendu sous quinze jours, est consultatif et non contraignant, sauf disposition contraire.
Avec ces nouvelles dispositions, l’UJIF entend concilier mémoire associative et modernité. Le bureau exécutif et le conseil d’administration sont désormais appelés à travailler en pleine intelligence, dans un esprit collégial et transparent.
Reste à savoir si ce nouvel équilibre tiendra ses promesses face aux défis pratiques de la vie associative en diaspora. La sortie de la crise statutaire ouverte en 2021 – marquée par le maintien irrégulier de l’ancien président Jean Paul Oro – reste encore fraîche dans les mémoires. Les prochains mois diront si la confiance reconquise se traduit par une action collective durable
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